Retraite, salaires et carrière administrative: le plaidoyer de Katsongo et Kavira fait avancer les dossiers du Nord-Kivu
Le plaidoyer des élus nationaux du Nord-Kivu en faveur des agents et fonctionnaires de l’État a franchi une nouvelle étape.
Reçus le 17 juin 2026 par le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, de la Modernisation de l’administration et de l’Innovation du service public, Jean-Pierre Lihau, les députés nationaux Maombi Katsongo Sosthène élu du territoire de Lubero et Kavira Katasohire Jeannine première femme élue de la ville de Butembo ont soumis plusieurs préoccupations majeures touchant la carrière et les conditions sociales des agents publics de leur province.
Au centre des échanges figurait notamment la situation des fonctionnaires arrivés à l’âge de la retraite, dont plusieurs attendent encore la reconnaissance de leurs droits après des décennies de service. Les deux élus ont attiré l’attention du gouvernement sur plusieurs dossiers emblématiques, dont celui de Marie-Thérèse Kavira Katsurwa, agente ayant servi l’État depuis 1977, aujourd’hui confrontée aux difficultés administratives qui affectent de nombreux agents du Nord-Kivu.
En réponse, le Vice-Premier ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement d’accélérer le traitement des dossiers de retraite et de garantir aux agents concernés une sortie honorable de la fonction publique, tout en poursuivant l’apurement des arriérés administratifs et salariaux.
Les députés ont également plaidé pour la régularisation de la carrière de nombreux agents toujours privés d’avancement en grade ou maintenus durant plusieurs années sous le statut de « nouvelles unités ».
Une situation que le patron de l’administration publique a reconnue, assurant qu’un processus de mise à jour et d’intégration des données est en cours afin de rétablir les droits des concernés.
Autre sujet majeur abordé : la poursuite du contrôle biométrique et l’intégration des agents dans le fichier de référence de l’administration publique (FRAP).
Face aux inquiétudes des agents n’ayant pas été pris en compte lors de la première phase d’identification, le gouvernement a annoncé la préparation d’une nouvelle vague d’opérations destinée à couvrir l’ensemble des fonctionnaires encore en attente, avec des mesures transitoires pour éviter toute suspension injustifiée de salaire ou de mécanisation.
Les élus du Nord-Kivu ont par ailleurs défendu le dossier sensible des agents du secteur de la santé victimes de la problématique dite de la « série 601 », qui affecte depuis plusieurs années la situation administrative de nombreux professionnels dans les régions de Butembo, Beni et Lubero. Le Vice-Premier ministre a demandé la transmission officielle des dossiers afin d’envisager des solutions appropriées.
L’audience a également permis de relancer le dossier relatif à la correction de certaines erreurs administratives constatées dans l’arrêté de régularisation des agents publics du Nord-Kivu de 2018, notamment pour des centaines d’agents du secteur de l’Urbanisme et Habitat confrontés à des cas de chevauchement de matricules. Là encore, le gouvernement a sollicité la transmission des listes actualisées pour traitement.
Enfin, les parlementaires ont évoqué plusieurs situations d’agents mécanisés dont les salaires demeurent bloqués malgré leur présence effective au service.
Le ministère de la Fonction publique s’est engagé à examiner chaque dossier afin de distinguer les erreurs matérielles des autres cas administratifs et d’apporter les corrections nécessaires.
La rédaction